Hacker News
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LG smart TVs caught logging audio with screen off and snooping on local devices
Une enquête de Gamers Nexus, menée avec Level1Techs et des chercheurs indépendants, révèle que les smart TVs LG (notamment l'OLED G5) scannent en continu le réseau local, collectent les noms et puissances des réseaux Wi-Fi voisins ainsi que des données de localisation, et échantillonnent l'audio et la vidéo affichés via la reconnaissance automatique de contenu (ACR). Ces données alimentent LG Ad Solutions, qui revendique 363 millions d'appareils adressables aux USA via le suivi du réseau, pour 216 millions de TV vendues.
Les tests montrent aussi que la TV peut capturer de l'audio micro en mode veille, et continuer à stocker les enregistrements en local si le réseau est coupé, pour les envoyer dès la reconnexion. Des vulnérabilités d'exécution de code à distance dans webOS sont en cours de divulgation responsable.
L'équipe recommande de déconnecter les TV LG d'internet et d'utiliser un appareil de streaming externe. LG n'a pas commenté.
La discussion révèle un décalage important entre le titre de l'article et ce que montre réellement l'enquête vidéo sous-jacente. Plusieurs commentateurs ayant visionné la vidéo originale soulignent qu'aucun « smoking gun » ni intention malveillante prouvée n'y figure : la scène la plus spectaculaire (le micro qui continue à capter la voix) correspond simplement à une saisie vocale laissée active dans l'interface, et non à une écoute secrète — le hack de l'OS TV n'était même pas nécessaire pour l'observer. Un commentateur y voit même une possible campagne de dénigrement. Certains nuancent toutefois : tout comportement listé dans les conditions d'utilisation et la politique de confidentialité n'en est pas moins intrusif, et un dispositif caché d'exfiltration de données reste moralement problématique même sans intention malveillante initiale.
Le fond du débat porte sur les pratiques connues et avérées des Smart TV : collecte publicitaire (ACR, empreintes audio/vidéo, scans du réseau local, adresses IP, noms de Wi-Fi), données envoyées à LG Ad Solutions dès qu'une connexion est disponible. Le point qui choque le plus les commentateurs est la capacité de la TV à chercher d'autres voies d'exfiltration (réseaux ouverts du voisin, par exemple) même sans connexion Internet. Les retours de terrain convergent vers des parades : TV isolée dans un VLAN, DNS et DoH bloqués, streaming délégué à un boîtier tiers (Apple TV, Roku), refus des CGU, ou achat d'un modèle dont le micro est sur la télécommande (Sony) et utilisation d'une ancienne télécommande sans micro. Un utilisateur partage une astuce : une lampe USB sur la TV s'allume quand l'appareil s'active en arrière-plan, même éteint.
Les digressions (références à Orwell, Stasi, NSA) coexistent avec des questions concrètes : différence entre modèles EU et USA, responsabilité juridique (Californie, UE, Illinois sur la biométrie vocale), et lassitude face à des interfaces user-hostiles dédiées au profilage plutôt qu'à l'usage. Plusieurs regrettenent que le « smart » soit inséparable du panneau et espèrent des écrans « bêtes » de qualité, ou des projets type rootmy.tv pour dégonfler webOS.
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Keep Our Servers Running
Appel aux dons de l'Internet Archive : l'organisation gratuite et sans publicité sollicite des dons mensuels pour financer son infrastructure (serveurs, stockage, énergie, refroidissement) qui héberge 210 pétaoctets de données, dont la Wayback Machine. En septembre, chaque don mensuel est triplé par un fonds de contrepartie (25 $ mensuels deviennent 75 $). L'Archive insiste sur son indépendance technologique et la nécessité de dons récurrents pour maintenir sa mission d'accès universel au savoir.
La discussion accompagne un appel aux dons de l'Internet Archive avec un mécanisme de dons doublés (match 2:1) pour les dons récurrents de 25 $ ou plus. Plusieurs commentateurs s'accordent sur la valeur de l'Archive et du Wayback Machine, mais la discussion révèle des tensions fortes sur la transparence et la gestion de l'organisation.
Point récurrent : personne ne parvient à identifier qui finance le « match 2:1 », et plusieurs trouvent le mécanisme trompeur — pourquoi un donateur capable de donner 2 $ ne donnerait-il pas directement, sans condition ? Un commentateur qualifie le matching de « simple mensonge publicitaire ». La méfiance s'étend aux pratiques : Google Pay s'abonne par défaut en récurrence mensuelle et l'annulation (hors connexion) ne se ferait que par e-mail ; l'adoption d'un don récurrent exige d'être « arrêté manuellement » par l'IA. Un autre détail non mentionné dans l'article : le match ne concerne que les dons récurrents. Côté finances, un commentaire contredit frontalement le récit de détresse en citant ProPublica : la dernière fondation de Brewster Kahle afficherait 743 millions de dollars d'actifs après les procès, et un responsable infra admet que les sauvegardes régulières contre la corruption ou la suppression accidentelle ne sont pas une pratique établie.
Les critiques techniques portent sur les limitations agressives (429, timeouts, pages « Temporarily Offline » depuis des semaines selon certains, contredits par un utilisateur qui regarde des vidéos sans problème), l'absence de HTTPS partout, et l'impossibilité de récupérer de gros volumes même en tant que donateur — certains se tournent vers leur propre « datahoarding ». Quelques contributions concrètes : un virement SEPA possible vers le compte britannique de l'IA (plus rapide et moins cher que le wire), l'absence de branche européenne déductible fiscalement, et une proposition d'achat de Storj (stockage décentralisé en chapitre 11, payant 1,35 $/TB/mois avec facteur d'expansion 1,8 via codage d'effacement 54/29) pour héberger la seconde copie des données.
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216M Spy TVs – The LG Smart TV Problem [video]
Vidéo consacrée aux téléviseurs connectés LG, présentés comme un problème de confidentialité touchant environ 216 millions d'appareils. Aucun contenu textuel n'est disponible au-delà du titre.
La discussion part d'une enquête vidéo (GamerNexus) sur la surveillance exercée par les TV LG, et rassemble surtout des retours de terrain de propriétaires qui « neutralisent » leurs téléviseurs : débranchement du réseau, désactivation du Wi-Fi ou de la puce sans fil, télécommande sans micro, mises à jour par USB, streaming via Apple TV, ou blocage DNS/firewall en réseau IoT. Plusieurs commentateurs estiment qu'il faut présumer que toutes les smart TVs (LG, Samsung, Sony) espionnent, l'usage de boîtiers externes devenant le réflexe standard. Un commentaire cite les conditions de service de LG, qui font peser sur l'utilisateur la responsabilité d'obtenir le consentement des invités dont la voix pourrait être captée — clause jugée absurde et potentiellement en conflit avec les lois sur l'écoute électronique.
Les avis divergent sur la portée exacte des faits. Un commentaire titre que le problème est pire qu'annoncé (multiples micros, transcription en clair, cartographie du réseau), mais un autre répond que la vidéo ne montre les micros actifs que lors de la saisie vocale et qu'aucun « smoking gun » ni virement d'intention malveillante n'a été trouvé — la discussion corrige donc en partie les affirmations les plus fortes de l'article. Un tiers reproche d'ailleurs à l'enquête de mélanger collecte publicitaire, vulnérabilités de l'OS et comportement réseau. Le point qui fédère tout le monde : le comportement le plus choquant est la recherche active d'une connexion, y compris via des Wi-Fi ouverts voisins, pour renvoyer les données collectées même après déconnexion.
Côté solutions concrètes : jailbreaker via le projet OpenLGTV, changer son mot de passe Wi-Fi après exposition, ne jamais mettre à jour le firmware sauf nécessité. Plusieurs regrettent l'absence de suites judiciaires (class action aux États-Unis, autorités européennes) et appellent à de la régulation, un commentateur prédisant que le coût des amendes est déjà budgété comme un simple coût d'activité.
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De-Brainrot Vacations
Un ingénieur logiciel témoigne de sa « brain fog » : après 8 ans de métier, la nouveauté intellectuelle a disparu, l'usage de l'IA et le contenu à la demande (shorts, jeux, séries) rendent sa pensée plus lente et paresseuse, et la lecture de livres a quasi cessé.
Pour ses vacances à la campagne, il tente un « de-brainrot » : temps en nature, moments en famille, et lecture soutenue (SPQR de Mary Beard, un ouvrage de physique de Francisco Claro, Fitzgerald, Atomic Habits).
L'expérience le ramène aux maths et à la physique en autodidacte (Stewart's Calculus, Paul's Notes, Active Calculus, University Physics), un loisir appris pour le plaisir sans objectif de carrière, floue selon lui avec l'IA. Bilan incertain, mais il se sent moins paresseux intellectuellement au quotidien.
La discussion valide largement le constat de l'article sur l'atrophie mentale liée aux médias addictifs, avec de nombreux témoignages de praticiens (souvent des ingénieurs logiciels de 40-55 ans) qui décrivent leur propre « brainrot » et leurs méthodes de récupération. L'idée la plus plébiscitée est une analogie avec la transition de l'activité physique : comme la sédentarisation a rendu l'exercice nécessaire (salles de sport), l'effort mental devient optionnel avec l'IA et le doomscrolling, et il faudra le « réintroduire » volontairement. Un neurologue interrogé pour un proche victime d'un AVC confirme que l'exercice cardiovasculaire et l'engagement social sont les meilleurs leviers contre le déclin cognitif.
Les remèdes concrets cités sont nombreux : lecture (le commentateur le plus ancien en carrière, débutée en 1988, insiste sur le fait qu'il faut « travailler deux fois plus » quand on n'a connu que le contenu ultra-stimulant), activités analogiques et manuelles (développement embarqué, guitare, écriture à la main), sport répétitif propice à la réflexion (natation, vélo non électrique), randonnées longues type Camino de Santiago ou pèlerinage au Japon avec téléphone quasi vide, séjours hors couverture réseau dans les Alpes autrichiennes. Un avis nuancé : ce n'est pas la modalité (lecture vs code) qui compte, mais le fait de se fixer des objectifs et de laisser le cerveau décompresser ; un autre recommande de maximiser son ratio production/consommation d'information, la lecture seule restant passive.
Quelques divergences : l'un estime que l'effort mental n'a jamais été la norme pour la majorité de la population, remettant en cause la nostalgie d'un « avant » cognitif ; un quinquagénaire souligne l'ironie d'utiliser les LLM pour se réviser et se faire interroger, ce qui contredit partiellement la thèse anti-IA de l'article ; d'autres distinguent deux types de vacances (décompression vs découverte) et notent qu'un quotidien plus équilibré réduit le besoin de « vacances détox ». Enfin, un cas d'arrêt complet du laptop pendant plusieurs mois (reconversion cuisinier → développeur) illustre que la déconnexion peut aussi clarifier ses priorités professionnelles.
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Bill Gates tries to install MovieMaker (2003)
Publication d'un échange d'e-mails internes Microsoft de janvier 2003 dans lequel Bill Gates exprime son extrême frustration face à son impossible tentative de télécharger MovieMaker et le Digital Plus Pack depuis Microsoft.com. Il détaille une accumulation de problèmes : site lent et injoignable, recherche inefficace, passage obligé par Windows Update avec téléchargement de 17 Mo de correctifs, installations de plusieurs minutes, redémarrage imposé, liste de programmes « chopped up » de paquets de test, et formulaires d'inscription qui effacent les saisies.
Après plus d'une heure de tentatives, Gates n'a ni MovieMaker ni le pack, et s'insurge contre la dégradation systématique de l'ergonomie de Windows (système de fichiers, registre, interface). Les dirigeants destinataires (Will Poole, Amir Majidimehr, Dave Fester, Mike Beckerman) reconnaissent la légitimité de sa frustration et se répartissent la responsabilité des corrections entre les sites web, Windows Update et les produits, avec l'intention d'en faire un critère de validation à chaque version.
La discussion tourne autour d'un échange interne de 2003 où Bill Gates se plaint de l'impossibilité d'installer Movie Maker depuis le site de Microsoft. Le constat majoritaire : aucun des cadres ne prend la responsabilité du problème, chacun renvoyant la patate chaude ou proposant de créer un comité. Plusieurs commentateurs y voient l'illustration du concept « shipping your org chart » — l'absence de « Directly Responsible Individual » — et estiment que le vrai problème est culturel et systémique, pas une simple série de bugs : Gates lui-même est critiqué pour n'avoir pas imposé de plan d'action ni de responsables nommés dans son mail.
Des nuances et désaccords apparaissent. Certains relèvent que la lecture « zéro accountability » est exagérée : un cadre (Dave Fester) se déclare explicitement propriétaire des problèmes du site. D'autres notent que malgré ce genre de dysfonctionnement, Microsoft vaut aujourd'hui 3 500 milliards de dollars, ce qui relativise le récit de déclin. Un avis minoritaire inverse la lecture : Gates pratique un style de « CEO disrupteur interne » et les réactions des cadres correspondent exactement à ce qu'il attend. Quelques commentaires corrigent aussi le fil : le Michael Beckerman visé par les moqueries n'est vraisemblablement pas le lobbyiste de TikTok, et Movie Maker a été abandonné en 2017 puis remplacé par ClipChamp, racheté et intégré à Windows en 2022 — un commentateur résume : « closed, will not fix ».
Retours de terrain concrets : un utilisateur raconte sa mauvaise expérience récente avec Azure (comptes en erreur, inscription à Azure Artifact Signing en attente depuis une semaine), suggérant que rien n'a changé ; un autre évoque son passage à Ubuntu dès 2006 après XP, et plusieurs constatent que la lenteur des sites de téléchargement (pilotes Epson, cartes mères) reste la norme. Un praticien nuance l'éloge d'Apple en témoignant qu'il n'a pas su exporter un clip avec iMovie sur Mac Mini, là où Movie Maker possède un menu « enregistrer ».
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bzip3
Présentation de bzip3, successeur spirituel de BZip2 développé par Kamila Szewczyk, offrant de meilleurs ratios de compression et de meilleures performances grâce à un codeur entropique à mélange de contexte order-0, une transformée de Burrows-Wheeler rapide utilisant des tableaux de suffixes et un passage RLE avec prédiction Lempel-Ziv.
L'auteur détaille des benchmarks comparatifs sur l'archive de toutes les versions de Perl5 (xz, bzip2, bzip3, zstd, lrzip), avec les temps de compression et décompression obtenus selon les paramètres. Le projet, sous licence LGPLv3, s'installe classiquement ou via Homebrew, a été testé sur de nombreuses architectures (x86, ARM, MIPS, SPARC, etc.), avec des débits allant jusqu'à 17 MiB/s en compression et 23 MiB/s en décompression par thread sur x64 Linux avec clang13.
Un avertissement appelle à la prudence quant à un risque résiduel de bugs rendant des données irrécupérables, malgré des efforts de test importants.
La discussion autour de bzip3 tourne essentiellement autour de la crédibilité de ses benchmarks. Plusieurs commentateurs s'accordent pour dire que les comparaisons avec zstd sont « disingénues », voire cherry-pickées : bzip3 est testé avec des blocs de 512 Mo alors que zstd est laissé avec sa fenêtre par défaut (8 Mo), ce qui l'empêche d'exploiter les répétitions du corpus (des sources Perl concaténées, scénario idéal pour les compresseurs à transformée Burrows-Wheeler). Un commentateur montre qu'avec `--long=29`, zstd compresse le corpus environ 2x mieux, tout en notant que bzip3 consomme 12 à 18 Go de mémoire contre 687 Mo pour zstd — un déséquilibre jugé inacceptable et difficilement attribuable à une méconnaissance de l'auteur. Un autre rappelle que des benchmarks complémentaires de 2025, incluant le mode long-range de zstd et le mode mono-thread, existent déjà, ce qui nuance partiellement l'accusation.
Sur le fond, les retours de terrain sont mitigés : un utilisateur explique avoir abandonné lzma et bzip2 pour gzip sur ses fichiers .jsonl faute de support logiciel (duckdb ne gère que gzip et bzip2), et on lui recommande zstd comme format moderne, voire openzl — qu'un autre juge incomparable car format-spécifique et non généraliste. Un praticien rapporte des tests antérieurs concluants : bzip3 compressait parfois mieux que zstd à vitesse égale, mais de façon très imprévisible selon les données, finissant souvent derrière. Un commentateur pointe aussi l'incohérence des benchmarks de décompression parallèle face à bzip2 plutôt qu'à pbzip2/lbzip2, tout en notant que la comparaison mono-thread a été défendue par la suite.
Deux critiques récurrentes : l'avertissement de la licence sur la possible perte de données, que certains trouvent rédhibitoire et que d'autres rapprochent du classique « as is » des licences MIT (un utilisateur suggère une option vérifiant automatiquement l'intégrité après compression). Et le choix du nom « bzip3 » et de la licence LGPL, jugé trompeur puisque l'outil n'est pas des auteurs de bzip2 — ce que d'autres estiment être une critique excessive du choix de licence.
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Switzerland's Federal Government Is Replacing Microsoft on 3k Computers
La Confédération suisse lance une phase pilote de remplacement de Microsoft 365 par des alternatives open source (la suite allemande openDesk) sur 3 000 postes de travail fédéraux, soit environ 7 % des effectifs, avec une cible de fin 2026-2027 et un investissement de 9 millions CHF de la Chancellerie fédérale.
Ce pilote fait suite à une preuve de concept réussie avec 172 employés : le traitement de documents et la messagerie ont été jugés satisfaisants, la visioconférence à grande échelle présentant encore des limites techniques. Le système tournera en parallèle de Microsoft 365 pendant le pilote. Le Cyber Command de l'armée suisse va plus vite et prévoit de remplacer entièrement Microsoft 365 par openDesk dès octobre 2026.
La migration s'inscrit dans la loi EMBAG de 2024 (publication du logiciel public en open source par défaut) et dans la désignation de la souveraineté numérique comme priorité par le Conseil fédéral en décembre 2025. Les motivations citées : risque d'accès de gouvernements étrangers aux données via la législation américaine, dépendance à un fournisseur unique, et coûts de licences croissants. Microsoft investit de son côté plus de 325 millions CHF dans des infrastructures cloud et IA en Suisse. La France et l'Allemagne mènent des démarches similaires.
La migration pilote concerne 3 000 postes sur plus de 54 000 ordinateurs de l'administration fédérale suisse (soit 5 à 7 %, un chiffre que plusieurs commentateurs soulignent pour tempérer le titre de l'article) et porte d'abord sur Microsoft 365, pas nécessairement sur le remplacement de Windows lui-même : l'article reste vague sur ce point et la discussion le corrige à plusieurs reprises.
L'accord se fait sur la pertinence de tester l'indépendance vis-à-vis des géants américains, motivée par la souveraineté (PRISM, obéissance des entreprises tech aux ordres de leur gouvernement) et par le levier de négociation sur les licences. Mais les praticiens insistent sur les obstacles réels : la gestion de parc (Active Directory, Intune jugés bien plus aboutis côté Windows), la formation des agents, les macros Office historiques, SAP, les périphériques exotiques et surtout Excel — un commentateur décrit la « longue traîne » d'utilisateurs avancés dont les feuilles critiques sont impossibles à reproduire ailleurs, ce qui permet à Microsoft de rendre la migration plus coûteuse que le statu quo. Un retour de terrain nuance fortement l'idée que Linux serait « plus agréable » que Windows : les problèmes de laptop Linux en entreprise restent fréquents, et le matériel grand public en magasin n'offre que Windows ou macOS.
Des désaccords subsistent sur la stratégie : certains plaident pour migrer aussi le bureau vers Linux Mint, d'autres répondent qu'il vaut mieux sortir d'abord des applications Microsoft avant de changer d'OS. Plusieurs regrettent l'absence d'échéance fixe pour retirer Microsoft 365, craignant que le mode parallèle ne condamne le projet à l'inertie. Enfin, une minorité juge l'événement surexposé et « pathétique » (23 ans après Munich, si peu de machines), voire hors-sujet pour HN, tandis que d'autres y voient un signal d'accélération des politiques de souveraineté numérique européenne depuis la réélection de Trump.
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Watch Los Angeles get built, one building at a time (1880–2026)
Une visualisation interactive des bâtiments de Los Angeles, un cube par bâtiment existant, apparaissant à l'année de sa construction (données LARIAC 2020 et rôles du LA County Assessor). Le projet montre la ville survivante actuelle, sans les bâtiments démolis, de 1880 à aujourd'hui.
La discussion corrige d'emblée le titre de l'article : la visualisation ne montre pas la construction de Los Angeles mais l'année de construction des bâtiments encore debout. Plusieurs commentateurs insistent sur ce biais de survie — les quartiers entièrement renouvelés (comme Palms, doté d'un downtown dès les années 1890) apparaissent à tort comme vides ou récents, et tout ce qui a été démoli ou brûlé est invisible. D'autres critiques portent sur le périmètre : seules les limites de la ville de LA sont représentées, excluant le comté, la vallée de San Fernando, Orange et Riverside, ce qui rend la carte trompeuse pour plusieurs ; une demande récurrente vise d'ailleurs une version au niveau du comté, ainsi qu'une meilleure distinction terre/océan.
Les apports concrets viennent surtout de l'auteur du projet et de praticiens : les données proviennent du cadastre du comté de LA (données publiques mais « pénibles à extraire »), complétées par les empreintes LiDAR 2020 (LARIAC) couvrant 1 129 558 bâtiments, dont 98 % avec une année de construction ; la pile technique inclut DuckDB spatial, tippecanoe et des vector tiles, avec une grille de 100 m en vue citywide faute de pouvoir dessiner un million de polygones. L'auteur note que les années 1950, et non les années 1920, constituent la décennie la plus représentée encore debout, que la vallée « apparaît » après-guerre, et que la limite de hauteur de 150 pieds à downtown se lit comme un plafond net jusqu'en 1957. Un commentaire évoque aussi un projet antérieur Mapbox GL du même type, et la possibilité d'exploiter les permis de construire pour plus de granularité.
Le fil dérive ensuite vers le contexte urbain : plusieurs attribuent l'immobilité récente de LA au downzoning massif des années 1980 et à la Proposition 13, créant une pénurie artificielle de logements — un avis nuancé par la comparaison avec New York, où une politique inverse n'a pas empêché des loyers élevés. On rappelle l'ancien réseau de transports publics (plus de 1 300 miles, le plus vaste des États-Unis) et son remplacement par les routes, avec un témoignage familial sur les Red Cars.
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Making a Python interpreter in 1024 bytes
L'auteur relève un défi de code golf : écrire un interpréteur Python en C tenant en 1024 octets, sans macros ni bibliothèques. L'interpréteur, sans AST ni bytecode ni gestion d'erreurs, reparse directement le code source à chaque itération de boucle et utilise la pile d'appels C pour gérer les blocs et fonctions. Les variables sont limitées à un seul caractère minuscule. La version lisible dépasse 4800 octets ; après diverses astuces de golf (valeurs ASCII, && imbriqués, récursion), la version finale atteint exactement 1024 octets et peut exécuter un FizzBuzz d'apparence Python. L'auteur juge l'exercice fastidieux et partage les deux versions sur GitHub.
Le projet fait l'unanimité sur son aspect ludique et la qualité de l'article, mais plusieurs commentateurs critiquent franchement le titre : il ne s'agit nullement d'un interpréteur Python, mais d'un micro-langage « python-like » n'exécutant qu'un sous-ensemble minuscule (à peine plus que l'exemple FizzBuzz). Le titre aurait dû dire « Python-like ». Concrètement, l'interpréteur prend des raccourcis radicaux : tout « f » est un « for x in range(y) », tout « w » un while, tout « i » un if, tout « d » un def, tout « p » un print — sans aucune vérification d'erreur, ce qui le rend plus permissif encore que SectorC. Plusieurs notent aussi que les 1024 octets ne concernent que le source C : le binaire compilé est bien plus gros, un point que certains regrettent comme métrique.
La discussion apporte des éclairages techniques intéressants : l'astuce consistant à utiliser le source lui-même comme cible des boucles et appels (reparser le code à chaque itération en sautant en arrière) était la pratique standard sur les micro-ordinateurs 8 bits faute de mémoire, et les shells comme COMMAND.COM fonctionnent encore ainsi. Des commentateurs rapprochent le projet de C4, SectorC, SectorLISP et de l'Incunabulum de J, en soulignant une différence : SectorLISP se demande quel est l'essence minimale de Lisp, alors que python1024 imite simplement Python au prix minimal. Des alternatives « sérieuses » pour l'embarqué sont citées, notamment Snek (visé pour les processeurs à quelques kilo-octets), jugé toutefois difficile à compiler depuis les sources, et Forth.
Divergences secondaires : un commentateur préfère .kkrieger car mesurer le source plutôt que le binaire lui déplaît, un autre s'interroge sur la complexité que l'indentation par espaces ajoute au lexer (plusieurs niveaux peuvent mélanger espaces et tabulations), ce qui est contesté par une étude montrant que les débutants s'en sortent mieux avec Python. Enfin, la question « pourquoi ne pas demander à une IA ? » est écartée : l'auteur écrit à la main par plaisir, citation de Shakespeare à l'appui.
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'You Can See Everything' Review: Nathan Fielder's Doc About Elizabeth Holmes
Critique du documentaire « You Can See Everything », présenté en projection surprise au festival de Telluride, co-réalisé par Nathan Fielder et Lance Oppenheim et produit par A24. Filmé pendant les 34 derniers jours de liberté d'Elizabeth Holmes avant son incarcération en 2023, ce documentaire de 174 minutes suit la fondatrice de Theranos, condamnée à 11 ans de prison pour fraude envers ses investisseurs, chez elle à Del Mar avec son compagnon Billy Evans et leurs deux enfants.
Le film ne cherche pas à rouvrir la question de sa culpabilité mais à comprendre sa psychologie : Holmes y affirme sans détour qu'elle n'a jamais menti et que son appareil de test sanguin « fonctionnait », le problème étant seulement la mise au point de la chimie des tests. La critique souligne son déni quasi sociopathique, illustré par son incapacité à expliquer le sketch « Who's on First? » d'Abbott et Costello.
Le texte revient aussi sur l'escroquerie Theranos : une valorisation de 9 milliards de dollars, des investisseurs comme Rupert Murdoch et Larry Ellison, un conseil d'administration incluant Kissinger et Mattis, et une technologie qui n'a jamais existé. La seconde moitié du film se poursuit sans Holmes, notamment via une scène méta avec Amanda Seyfried, qui l'incarnait dans la série « The Dropout ».
La discussion tourne surtout autour de la bande-annonce du documentaire de Nathan Fielder, et le choc partagé de nombreux commentateurs : ils ont d'abord cru à une actrice imitant Elizabeth Holmes, avant de réaliser qu'il s'agissait vraiment d'elle. Plusieurs soulignent l'intensité de son regard non-clignant et son charisme inquiétant, y voyant une explication concrète de sa capacité à convaincre des investisseurs ; l'un compare la bande-annonce à un film d'horreur.
Deux lignes de force émergent sur la fraude elle-même. Plusieurs commentateurs s'accordent pour dire que Holmes a « incarné » exactement l'identité que le monde des affaires et STEM attendait (jeune fondatrice femme, turtleneck, mimétisme Zuckerberg), ce qui explique que la due diligence ait été défaillante : la louange portait sur l'identité, pas sur les résultats scientifiques. Un avis rappelle le rôle de Phyllis Gardner, qui avait tenté d'alerter, et critique le « mindset MBA » traitant la science comme un simple livrable à extraire de praticiens récalcitrants. D'autres nuancent en parlant plutôt de marketing opposé à l'ingénierie, et un commentateur fait un parallèle provocateur avec les dirigeants de l'IA actuels. Quelques craintes que l'affaire retombe sur les futures fondatrices femmes, les investisseurs devenant suspects à leur égard.
Les critiques factuelles portent sur l'article : plusieurs relèvent une confusion de noms, l'auteur passant de « Billy » (son mari Billy Evans) à un mystérieux « Bobby » à mi-article, alors que son ancien associé s'appelait Sunny. Enfin, un avis minoritaire s'agace que Holmes, fraudeuse condamnée et incarcérée, continue de capter l'attention et de l'argent, estimant qu'on devrait la laisser dans l'oubli ; un autre s'interroge sur sa participation volontaire au projet. La discussion confirme surtout le style très « Fielder » (mise en abyme type poupées russes avec Amanda Seyfried) et la qualité de la bande-annonce, sans véritablement contredire la thèse de l'article.
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Smartphone makers don't bother to comply with EU repairability requirements
Les fabricants de smartphones ne se conformeraient pas aux exigences européennes de réparabilité, selon ce titre. Aucun contenu d'article n'est disponible au-delà du titre, il n'est donc pas possible de détailler les fabricants concernés ni la nature des manquements allégués.
La discussion tourne autour d'un constat partagé : les fabricants de smartphones ne respectent que marginalement les exigences européennes de réparabilité (environ 18 % de conformité), et plusieurs commentateurs y voient le scénario classique du GDPR ou de l'ePrivacy — une réglementation ambitieuse mais dont l'application tarde, les grosses amendes n'arrivant qu'après des années d'avertissements et de violations répétées, comme le confirment les statistiques de l'enforcement tracker GDPR (quasi rien avant 2020).
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Caltech Mathathon – first hackathon ever devoted to research level mathematics
Le Caltech organise du 30 octobre au 1er novembre le premier « hackathon » consacré aux mathématiques de niveau recherche : cent équipes disposeront de modèles d'IA de pointe (avec plus de 2 M$ de crédits) pendant 40 heures pour tenter de résoudre des conjectures ouvertes, avant de défendre leurs résultats devant des mathématiciens de renom. Des prix seront attribués pendant l'événement, puis une seconde série après vérification par la communauté mathématique.
L'initiative s'appuie sur une série d'avancées récentes attribuées à l'IA en mathématiques pures : la réfutation en mai 2026 de la conjecture d'Erdős sur les distances unitaires planaires (ouverte depuis 80 ans), la construction en août du premier groupe explicite non-sofic (27 ans), puis la démonstration que la 6-sphère admet une structure complexe (78 ans, résultat non vérifié).
L'événement pose deux questions : dans quelle mesure l'IA peut-elle accélérer le passage de l'idéation à la publication évaluée par les pairs, et quel rôle reste-t-il au mathématicien quand l'IA résout des conjectures plus vite.
Plusieurs commentateurs contestent la revendication centrale de l'article, à savoir qu'il s'agirait du « premier hackathon dédié aux mathématiques de niveau recherche ». Un ancien participant rappelle avoir assisté il y a près de vingt ans aux hackathons de William Stein sur la conjecture de BSD et le projet Sage, et d'autres précisent qu'il existe un format établi, les Research Collaboration Workshops, où des équipes travaillent sur des problèmes puis publient en actes de conférence. Selon eux, ces oublis révèlent un manque de familiarité des entreprises tech avec le monde de la recherche mathématique.
Le format même est discuté : un commentateur juge l'idée d'attendre la sortie d'un LLM pendant 40 heures antinomique avec l'esprit d'un hackathon, la progression des modèles en mathématiques relevant plutôt de sessions d'une semaine avec corrections ponctuelles. En réponse, d'autres défendent l'usage de tous les outils disponibles et un praticien décrit sa pratique concrète : les modèles excellent dans la partie répétitive (bases de Gröbner, calculs systématiques) mais restent incapables de produire de nouvelles idées ou méthodes de preuve, ce qui laisse l'humain se concentrer sur les hypothèses novatrices. Un autre souligne l'enjeu technique des « harness » : les agents génériques comme codex n'utilisent quasiment jamais plus de 20 % de leur budget de tokens en raisonnement, un paradoxe pour les mathématiques.
Le contexte institutionnel est éclairé par un récent diplômé de Caltech, qui affirme que le département informatique de l'école est très faible et peine à recruter en IA : l'événement viserait à donner aux étudiants une reconnaissance en ML que l'université ne peut pas offrir. Les organisateurs, identifiables, précisent en AMA qu'il s'agit d'une initiative étudiante sans affiliation officielle ni rémunération, les fonds allant aux juges et participants.
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Leaving VMware just got harder after Broadcom pulled VDDK downloads
Broadcom a retiré les pages de téléchargement du VMware VDDK (Virtual Disk Development Kit), une bibliothèque propriétaire centrale pour de nombreux outils de migration depuis vSphere : Microsoft Azure Migrate, le Migration Toolkit de Red Hat vers OpenShift Virtualization, Nutanix Move, virtv2v, nbdkit et divers produits de migration vers KVM. Les liens, y compris pour les versions 7, 8 et 9, renvoient désormais des erreurs 404, sans annonce publique, note de dépréciation ni outil de remplacement de la part de Broadcom.
Plusieurs éléments indiquent une suppression volontaire : des clients rapportent que le support Broadcom leur a confirmé que le VDDK n'est « plus disponible pour utilisation ou téléchargement » et les a redirigés vers des produits de sauvegarde de Technology Alliance Partners. Des discussions sur Reddit (r/sysadmin, r/vmware) documentent ces réponses, l'un des fils ayant été retiré par les modérateurs VMware. ShapeBlue a documenté le changement au 25 août 2026 après avoir testé de nombreuses URL.
Microsoft a mis à jour sa documentation Azure Migrate pour avertir que Broadcom peut restreindre l'accès au VDDK et orienter vers la migration agent-based. Red Hat a publié un article de support le 27 août 2026 indiquant ne pas pouvoir redistribuer le paquet propriétaire et explore des alternatives à long terme.
La suppression des téléchargements VDDK par Broadcom complique concrètement les migrations hors de VMware : plusieurs commentateurs expliquent que le vrai problème n'est pas la conversion d'images disque (qemu-img ou rsync suffisent pour des VMs à froid) mais l'accès aux disques situés sur les serveurs VMware, pour lequel VDDK gère la lecture rapide, la sparse et le change block tracking. Des nuances pratiques ressortent : VMware continue de fournir VDDK directement aux éditeurs de backup, donc les entreprises disposant d'un outil de sauvegarde supportant les restaurations multi-plateformes ne sont pas bloquées ; une copie du VDDK circule déjà sur archive.org ; un administrateur en pleine migration vers Azure Local confirme avoir constaté la disparition de l'outil et se demande comment Microsoft gérera Azure Migrate.
Le fil est marqué par la nostalgie d'anciens ingénieurs VMware, qui décrivent une entreprise autrefois innovante minée par un excès de confiance, et rappellent que « Broadcom » est en réalité Avago, dont le modèle consiste à racheter des vaches à lait et les traire jusqu'à zéro — la stratégie supposée de garder les grands clients prêts à payer en quadruplant les prix est jugée plausible mais non prouvée. Des retours de terrain divergent sur les alternatives : certains trouvent Hyper-V rustique mais fiable, d'autres décrivent des migrations Proxmox sans douleur, avec des centaines de VMs k8s orchestrées par Rancher (avec des réserves sur corosync et Ceph) ; un avis contraire estime que Proxmox n'était pas viable en entreprise il y a 3-5 ans, tout comme la thèse que les clients n'avaient qu'à prévoir leur sortie depuis trois ans.
Au-delà de l'article, la discussion alimente le débat sur la dépendance fournisseurs : beaucoup y voient la validation de l'option open source, tandis que d'autres rappellent que la valeur résiduelle de VMware tient surtout au support et à l'écosystème, et qu'il vaudrait mieux investir dans KVM/libvirt que chercher à « préserver » le code.
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Splash-free urinals (2025)
Aucun contenu disponible : l'article se réduit à son titre évoquant des urinoirs sans éclaboussures, sans lien avec les thématiques suivies.
La discussion tourne autour d'un article sur des urinoirs « splash-free » conçus via de la physique et des équations différentielles (travaux de l'université de Waterloo). Plusieurs commentateurs signalent que ce design a remporté le prix Ig Nobel de physique en 2026, certains y voyant la preuve que ces prix « farfelus » contribuent réellement à l'avancement de la science. Un avis nuance toutefois le caractère grandiose des ambitions de durabilité mondiale avancées dans l'article : le produit reste indisponible à l'achat quatre ans après la publication des travaux, ce qui en dit long sur l'adoption réelle par les fabricants.
Les retours de terrain sont riches : les insertions plastiques jetables à brins de caoutchouc (mats) utilisées au Royaume-Uni et aux États-Unis sont jugées très efficaces par plusieurs commentateurs, avec un mécanisme d'aération du jet similaire à celui d'un robinet aérateur — mais un témoin rapporte une expérience désastreuse avec un mat posé à l'envers ou recouvrant toute la paroi, aggravant les projections. D'autres insistent sur le rôle de la technique de visée (viser le trou de drainage plutôt que la paroi arrière), tout en notant que les grilles anti-papier en forme de dôme transforment le jet en arroseur. Un commentateur rappelle la contrainte économique centrale : réduire l'angle d'impact agrandit l'urinoir, ce que les commerces refusent. On note aussi des problèmes connexes : lèvres arrondies favorisant l'écoulement vers l'utilisateur, cloisons trop basses, flux turbulent projetant des gouttelettes fines quelle que soit la surface, et l'idée d'obtenir un écoulement laminaire.
Un point saillant de l'article repris avec enthousiasme : la surface hostile « urine-no », optimisée pour maximiser les projections afin de décourager l'urination publique — des précédents historiques existent dans certaines ruelles du Londres du XIXe siècle. Plusieurs commentateurs saluent les clins d'œil à Marcel Duchamp (le modèle nommé « La Fontaine ») et pointent vers les figures C et D de l'article, tout en jugeant la « Cornucopia » difficile à nettoyer.
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Tiny $70 Xteink X3 e-reader
Test du Xteink X3, un liseuse e-ink de la taille d'une carte bancaire vendue 69 $ sur Amazon, où elle domine les « hot new releases » devant les Kindle. Magnétique, elle se fixe au dos d'un iPhone et offre un écran de 3,7 pouces sans tactile, sans rétroéclairage ni couleur, avec un logiciel préinstallé médiocre. Son format minuscule — une page équivaut à un paragraphe ou deux — rend la lecture addictive : l'auteur a lu trois livres en un mois et réduit son temps d'écran de 25 minutes par jour.
Le produit est devenu un succès viral malgré ses limites : la communauté a développé un firmware open source, Crosspoint, qui ajoute statistiques de lecture, polices, captures d'écran et accès à la bibliothèque Libby. Xteink a aussi lancé le X4 Pro, plus grand, avec lumière de lecture et écran tactile.
L'article y voit le symptôme d'un paysage électronique grand public banal, où les innovations se font rares (le futur iPhone pliable d'Apple reprenant une idée Samsung de 2019) et où les fabricants chinois comblent le vide laissé par la Silicon Valley avec des gadgets bon marché, simples et personnalisables.
La discussion sur l'e-reader Xteink X3/X4 (environ 70 $, taille de poche) est largement positive : de nombreux utilisateurs rapportent une transformation de leurs habitudes de lecture, plusieurs ayant lu 9 à 15 livres en quelques mois, voire terminé Guerre et Paix en cinq semaines, car l'appareil remplace les moments de doomscrolling sur téléphone. Les points appréciés : légèreté, autonomie, USB-C, boutons physiques (pas d'écran tactile), et surtout le firmware open source CrossPoint, qui intègre Calibre et permet d'envoyer des articles web en epub ; certains l'utilisent aussi comme « writer deck » avec le firmware microslate.
Un désaccord structurel divise les commentateurs sur la taille d'écran : les fans considèrent le format minuscule comme le seul vrai argument (le X3 tient dans un portefeuille), tandis que d'autres préfèrent des écrans de 7-8 pouces et ne voient aucun intérêt au X3 face à un Kobo ou au téléphone qu'ils ont déjà en poche. D'autres critiques récurrentes : pas de rétroéclairage (certains y voient un avantage), rendu de police médiocre, aimant trop faible pour fixer l'appareil au dos du téléphone (concept jugé gadget), prix jugé un peu élevé pour un assemblage écran + ESP32 + batterie, et surtout une fragilité de l'écran : plusieurs utilisateurs rapportent une fissure en poche ou en un mois sans chute, le jugeant bien plus fragile qu'un Kindle. Le prix varie aussi : 70 $ aux États-Unis contre environ 90-105 € en Europe (TVA et frais), avec une hausse constatée récemment.
La discussion corrige un point de l'article lié : un article du Verge indiquait que Xteink bloquerait désormais le flash de firmwares tiers. Des commentateurs précisent que ce blocage ne concerne que les derniers stocks chinois vendus via des revendeurs tiers (AliExpress), pas les achats sur xteink.com, et que CrossPoint propose une méthode de déblocage. Cela reste un critère d'achat déterminant : plusieurs disent qu'ils n'achèteraient pas si le flash était désactivé. Enfin, la concurrence arrive : le Boox Picco (avec rétroéclairage, taille intermédiaire) et le reTerminal Sticky de Seeed Studio (~50 $), présenté comme plus orienté customisation dès l'origine.